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Mon blog a comme vocation de vous donner quelques ficelles (ou tuyaux) concernant notre vie quotidienne de parent. J'y publierai des articles sur des sujets précis et serai toujours ravie de lire vos réactions constructives. Allez, hop, je me lance!

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Pistolets et épées, ces jouets influencent-ils nos enfants?

Le pédopsychiatre Frédéric Kauchman nous instruit au sujet de l'influence de notre comportement sur nos enfants. Ou comment continuer à faire du mieux que l'on peut mais en en sachant un peu plus!

Le jeu est une activité indispensable à l’équilibre et au développement de l’enfant. Dès qu’il le peut, l’enfant plonge dans un jeu, qu’il soit de plateau, vidéo ou d’imagination. Mais tous les jeux conviennent-ils à l’épanouissement d’un enfant ? Qu’en est-il des jeux dits « guerriers » ?

Quelle définition et quel rôle donnez-vous au jeu en général ?

Quelle réaction avoir face à un enfant qui demande à acheter une arme en plastique pour jouer à la guerre ?

C’est à voir au cas par cas, mais d’une manière générale, il faut dédramatiser les choses. Tous les garçons du monde ont joué dans leur enfance aux cow-boys avec des pistolets, et cela n’a jamais été nocif. Le fait qu’un enfant accède à un jeu symbolique et découvre le fait de faire des clans et l’agressivité – qu’il apprend à gérer par l’intermédiaire du jeu – est quelque chose de tout à fait normal et sain paradoxalement. Qu’il réclame un pistolet ne fait pas de lui un assassin, mais au contraire, il joue à des jeux normaux en rapport avec sa classe d’âge. Et même s’il incarne le méchant, c’est une façon pour lui d’extérioriser, de développer des capacités d’empathie et la compassion en se mettant à la place de l’autre. Ce qui est un point essentiel dans le développement de sa personnalité.

L’enfant fait vraiment la différence entre le jeu et la réalité. Il faut lui faire confiance ainsi qu’en ses capacités mentales. Ce qui n’est pas toujours le cas des jeunes qui jouent à des jeux vidéo dont l’image à l’écran est d’un tel réalisme qu’il a l’impression d’être « en vrai ». Ce type de jeu joue sur des circuits cérébraux tout à fait différents.

Les jeux vidéo violents et guerriers sont-ils « nocifs » ?

Il ne faut pas ostraciser le jeu vidéo comme l’origine du Mal parce que ce serait trop simpliste et faux. Mais il s’agit souvent d’une consommation qui dépasse la modération. Utiliser avec parcimonie, les jeux vidéo peuvent apporter des choses tout à fait positives : un travail sur 3 dimensions, le développement de l’adresse et certains éléments de motricité fine, ainsi que des éléments de concentration… La fascination pour les images violentes est naturelle chez l’enfant. Elle active paradoxalement un instinct de survie. Ce sont des phénomènes inconscients qui s’expliquent par le fait qu’en regardant ce qui est arrivé à l’autre, l’enfant va éviter de faire la même chose pour lui-même. Mais à partir du moment où l’on rentre dans une « cyber-addiction », l’enfant est en état de manque. Il joue 11h par nuit et se déscolarise parce qu’il s’endort en classe. En souffrance, il finit par avoir besoin d’aide.

Finalement, faut-il bannir ou accepter les jeux guerriers ?

Les parents ont une responsabilité tout à fait claire qu’est celle de mettre des cadres et des limites à l’enfant, tant au niveau éducatif que de l’utilisation de certains jeux. Mais il est normal qu’un enfant réclame un pistolet. En interdisant formellement à un enfant ce type de jeu, on risque davantage de le perturber qu’en le laissant jouer. L’interdiction abrupte peut laisser des images à l’enfant beaucoup plus délétères que de le laisser jouer comme tout le monde. Les parents ne doivent pas s’inquiéter du moindre geste ou de la petite phrase dite par l’enfant. Ils risquent de devenir de mauvais parents s’ils commencent à jouer les psychologues de leurs propres enfants.

Par l’intermédiaire du jeu guerrier, l’enfant peut exprimer une certaine violence en lui, qui se transformera en points positifs. C’est ce qu’on appelle l’abréaction, c’est-à-dire faire transparaître la violence et l’agressivité sous une autre forme, plutôt qu’elle se manifeste dans la cour de récré ou contre ses parents.

Auteur de : Mieux vivre… avec un enfant hyperactif

Par Frédéric Kochman, Pédopsychiatre

Bref, c'est comme beaucoup de sujets, on évite les extrémismes et on arrive à s'en sortir pas trop mal!

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J
J'ai bien aimé votre article et je suis tout à fait d'accord avec vous. Les pistolets et les epées ne sont pas dangereuses de tout, ce sont des jouet comme les autres. Ce qui peut être dangereux c'est de voir dans la maison des situations dangereuses ou éduquer à son enfant en l'encourageant à être violent. Concernant les jeux vidéos, ils sont bien si les parents limitent un peu le temps de jeu ou, mieux encore, si ce sont les enfants qui savent laisser ce jeu et passer à autre chose. Je crois plus aux jeux réels qui développent l'imagination de l'enfant, mais les jeux virtuels peuvent avoir aussi des points positifs. Finalement, comme vous, je pense que les jeux guerriers sont bien pour les enfants, c'est un jeu tout simplement et une façon de diminuer les tensions chez l'enfant.
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