Mon blog a comme vocation de vous donner quelques ficelles (ou tuyaux) concernant notre vie quotidienne de parent. J'y publierai des articles sur des sujets précis et serai toujours ravie de lire vos réactions constructives. Allez, hop, je me lance!
L'alimentation de nos petit est souvent une histoire de "tripes" : on la connaît toutes bien cette mère nourricière pleine d'inquiètudes lorsque son enfant reste bouche fermée devant cette bonne purée préparée avec tellement d'amour...
Vous trouverez ici quelques conseils et règles à respecter pour rester zen en toute situation :
. Garder une grande diversité alimentaire en incluant aux repas des aliments des 5 groupes alimentaires, vous vous en souvenez : les laits et laitages, les viandes poissons et oeufs, les légumes verts et fruits, les féculents et les matières grasses ajoutées. Le panel d'aliments consommés a tendance à diminuer tout au long de la vie c'est pourquoi il est important de donner à votre enfant l'éventail le plus large d'aliments dès le début
. Boire de l'eau et uniquement de l'eau lorsque l'enfant à soif et lors des repas. Exclure les sodas, limiter les jus de fruits et conserver le lait (élément indispensable à la croissance et la minéralisation des os), et ce le plus longtemps possible, on peut expliquer que les anniversaires sont exception...
. Limiter voire exclure les aliments suivants : frites, chips, pizza, sauces ketchup et mayo, pâte à tartiner, bonbons et charcuterie pourtant très prisés des enfants. Pour les bonbons, donnez-les à la fin d'un repas : cela limitera les habitudes de grignotage et aussi l'impact négatif du sucre sur l'émail dentaire
. L’adhésion des enfants est d’autant plus facile que les autres membres de la famille consomment les mêmes aliments
. Respecter les 4 repas. Ils ont tous leur importance !
Le petit déjeûner doit être suffisamment copieux pour éviter l’en-cas en milieu de matinée. Cette colation n'est pas utile si l'enfant a pris un bon petit déjeûner, de plus, en mangeant vers 10h, l'enfant aura beaucoup moins faim à l'heure du déjeûner.
Les archives de Pédiatrie ont publié en 2003 une étude et des recommandations de la Société Française de pédiatrie à ce sujet : http://www.sfpediatrie.com/uploads/media/collation_02.pdf
Après 1 an, ça se corse :
La « période idyllique du nourrisson » (N. Rigal) prend fin : jusque là, s’il prenait du plaisir à manger ce qui était dense, il savait néanmoins s’autoréguler en fonction des seuls « signaux internes » de faim et de satiété.
À partir de la 2ème année, les « signaux externes », comme la vue des aliments ou le désir de manifester son autonomie, mettent à mal la volonté de bien faire des parents.
Les enfants en bas âge ont ainsi une appétence particulière pour les aliments gras et sucrés (gâteaux, biscuits, glaces, petits-suisses), les féculents (pâtes, pain, purées, riz), les aliments gras et salés (frites, chips) et certaines viandes (poulet, steak haché).
À l’inverse, ils apprécient peu les légumes verts (en particulier choux, épinards, salades, poivrons) et certains aliments à goût fort ou particulier (oignons, moutarde, poissons).
Des comportements d’ailleurs mis en évidence par une étude de Nicklaus et al. ; des enfants de 2 à 3 ans déjeunant en crèche en libre-service avaient le choix entre 2 entrées, 2 plats et 2 desserts : les légumes sont les moins choisis, alors que féculents, viandes et plats composés ont leur préférence.
La propre position des parents par rapport aux aliments (ex : légumes), ainsi que leur caractère (autoritaire, attentif mais souple, trop laxiste…) s’immiscent également dans la relation qui se tisse entre l’enfant et la nourriture et dans la résolution des difficultés rencontrées.
Une personne avertie en vaut deux!
Voici les comportements à éviter :
Les excès d'aliments sucrés : spontanément, l’enfant présente une appétence particulière pour les aliments sucrés, qui se renforce avec leur consommation.
Certaines mères, anxieuses, proposent à leur enfant des aliments sucrés plutôt que du pain ou des plats avec légumes ou viande. Dans la journée, la consommation de biscuits sucrés, de crèmes desserts, de boissons sucrées et de 2 ou 3 friandises, additionnées, représente un apport énergétique important, qui se fera au détriment d’aliments de meilleure valeur nutritionnelle.
Un excès de jus de fruits : sous prétexte qu’ils apportent de la vitamine C, l’usage quotidien des jus de fruits se fait aux dépens de la consommation des fruits eux-mêmes, de l’eau et du lait. Les fruits assurent pourtant un meilleur apport de fibres et ont un meilleur pouvoir de satiété.
Les excès de sel : certains ont tendance à resaler les aliments. Par ailleurs, les parents ont parfois peu de temps à consacrer à la cuisine familiale ; ils peuvent alors avoir recours aux aliments prêts à consommer, toujours très salés (saucisses, nuggets, pizzas, quiches, etc).
Dans ce cas, il est nécessaire de recourir aux aliments industriels spécifiques pour bébés, plus adaptés en termes de composition. Ils apportent en outre une assurance supplémentaire : celle de la sécurité sanitaire, qui garantit, avec un niveau d’exigence plus élevé que pour l’alimentation courante, l’agrément des producteurs de proximité, le contrôle qualité des exploitations agricoles, des installations de production et des produits finis, la vérification de la traçabilité, etc.
Un apport inadapté en produits laitiers : leur fonction essentielle est d’assurer l’apport nécessaire en calcium (équivalent à 500 mL/jour de lait).
Il est préférable d’utiliser un lait adapté (à base de protéines animales ou végétales) ou « lait de croissance », qui apporte également du fer, des acides gras essentiels, ainsi que des vitamines D et E; nutriments pour lesquels l’apport est souvent insuffisant.
Les laits de croissance obéissent en France à la règlementation des laits de suite (laits de 2ème âge), ce qui constitue une garantie.
Un apport excessif (au-delà de 800 mL/jour) : il peut venir du maintien d’un biberon de lait nocturne représentant un rituel ; l’enfant n’acceptant plus de se coucher sans.
Par coupages successifs, on peut ramener ce biberon de lait à un biberon d’eau.
Un apport insuffisant : le refus d’un des biberons de lait constitue un problème fréquent.
Il faut alors avoir recours à un laitage comme le yaourt ou, mieux, à un laitage fermenté similaire, fabriqué à partir de lait de suite et apportant les mêmes nutriments que le lait de croissance.
Des apports insuffisants en matière grasse : parfois oubliées, ou exclues par crainte de favoriser un surpoids, il faut en réalité en ajouter. En effet, 45 à 50% des calories apportées par le lait (maternel ou infantile) sont d’origine lipidique. Dès lors, passer de 800 à 500 mL de lait par jour réduit cet apport lipidique, ce qui est prématuré avant 3 ans. Il faut donc compenser en partie cette diminution et il est souhaitable d’ajouter une petite quantité de matières grasses, dans les purées de légumes et les potages par exemple, dont elles améliorent par ailleurs la saveur : margarine ou huile, remplacées de temps à autre par de la crème fraîche ou du beurre.
Pour les huiles à privilégier : l’huile de colza, de noix ou d’olive ou une autre huile apportant un mélange équilibré d’Acides Gras Essentiels.
Voilà, vous savez maintenant l'essentiel!
Bon appétit!
Réf : i-diététique
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